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Sans pain, sans fricot, au treizième
on n'boit que de l'eau !!

 
 
 
 

"Ricou " disparu au ladakh

 

 

 

 

On était encore sans nouvelles du guide savoyard, Henri Augareils, disparu avec l’un des clients du groupe de six personnes qu’il encadrait sur un itinéraire de trek au Ladakh. Une disparition, malheureusement confirmée par un communiqué de presse émanant du Ministère des affaires étrangères, précisant que ‘trois Français (1) étaient portés disparus dans cette région du nord de l’Inde et que les opérations de recherche étaient actuellement menées en étroite collaboration avec l’Armée indienne’. «L’accident dont ont été victimes les deux alpinistes s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi dernier alors que le groupe de trekkeurs était au bivouac près du village de Sumda Chenmo, à l’ouest de Shelling. Ils auraient été surpris par une vague d’eau ou de boue résultant des fortes précipitations ayant fait au moins 165 morts dans la région. À l’heure actuelle nous ne savons pas précisément dans quelles circonstances Henri Augareils et son compagnon ont été emportés. Quant aux cinq rescapés, ils sont rejoint Leh, la capitale locale et ils sont hors de danger» expliquaient hier après midi, Jef Tripard, responsable de l’encadrement au sein de l’agence de trekking et de voyages Allibert. Il ajoutait que la zone de disparation se trouvait dans une vallée seulement accessible par un col situé à l’altitude du Mont Blanc (col de Dundunchen – 4850 mètres) et que la route, impraticable en raison d’une rivière en crue, empêchait toutes tentatives d’atteindre la zone par les sherpas de l’agence locale de trek. Les seuls moyens dont semble disposer les secours dans cette région frontière totalement sous contrôle des militaires restent les hélicoptères de l’armée indienne. Le groupe dont Henri Augareils assurait l’encadrement pour le compte de l’agence de voyages étaient composé de six personnes. Partis le 30 juillet, tous avaient rejoint le Ladakh pour un trek de trois semaines. L’objectif final du voyage étant l’ascension du Tsomo Tang, un sommet himalayen culminant à 6054 mètres. Le trek ne se déroulait pas en terre inconnue. Depuis que le Ladakh avait entrouvert ses portes au tourisme l’agence y organise une dizaine de voyages par an.

(1) Le troisième français disparu au Ladakh ne fait pas parti du même groupe

Henri Augareils : la montagne pour passion.

Montagnard confirmé, professionnel reconnu et apprécié par ses pairs, Henri Augareils, 57 ans est guide de Haute montagne et moniteur national de ski. Des diplômes obtenus en parallèle à une longue carrière effectuée pour partie au 27ème et 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins et à l’Ecole Militaire de Haute Montagne. Jeune sous officier mais déjà sportif de haut niveau, il fait partie pendant plusieurs années de l’équipe nationale militaire de ski de fond et dans un autre domaine avait pris l’habitude de truster les podiums des épreuves de cross country. C’est au sein du Groupe militaire de haute montagne (GMHM) qu’il va donner la pleine mesure de ses qualités de montagnard mais aussi y acquérir une précieuse expérience des expéditions en altitude et en terre inconnue. Une expérience qu’il met depuis son départ des Armées au service d’agences de trekking ou au gré de voyages organisés au profit de clients devenus au fil des années de véritables amis.