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Sans pain, sans fricot, au treizième
on n'boit que de l'eau !!

 
 
 
 

Deces du Général Héritier

 

 

 

Georges Héritier a 102 ans.

Il a été un acteur de la libération de la Savoie. En fêtant aujourd’hui ses 100 ans, entouré de toute sa famille, le général Georges Héritier aura certainement une petite pensée émue pour Chambéry et pour tous ses camarades tombés au combat pour libérer la Savoie. Tant il est vrai que l’on laisse tous un jour une partie de son âme quelque part. C’est à Maubeuge, le 5 janvier 1910 que Georges Héritier voit le jour. A Laon, il effectue de brillantes études secondaires avant de rejoindre une classe de corniche au lycée Faidherbe à Lille. Georges se destine à une carrière militaire. En octobre 1929, il intègre l’Ecole Spéciale de Saint Cyr (promotion Mangin). C’est durant cette période également qu’il trouve le bonheur avec Yvonne (décédée en 2000). Une épouse qui lui donnera trois enfants. Lieutenant, il choisit alors de servir au 106ème Régiment d’Infanterie de Reims. En janvier 1939, il réussit le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure de Guerre. A la mobilisation (2 septembre 1939), il est affecté à l’Etat Major de la 20ème DI. En avril 1940, un premier fait d’armes le voit décorer de la Croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. Après un court séjour à Saint Etienne et Châteauroux, il rejoint en mars 1942, le 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins (alors stationné à Chambéry) pour y prendre le commandement de la 1ère compagnie. Suite à l’invasion de la zone sud par les Allemands, il est démobilisé la même année.

Avec le sentiment et la conviction que la France doit retrouver son honneur et sa liberté par les armes, il décide de prendre le maquis et de rejoindre les Mouvements Unis de la Résistance (MUR). En juillet 1943, sous le pseudonyme de ‘Blanchard’, il se rend dans les Bauges où existe déjà un foyer de résistance. Il y a pour mission de préparer et d’instruire un futur Bataillon à partir d’éléments de l’ex-armée d’armistice, de cadres résistants et de jeunes des chantiers de jeunesse. Les premières séries d’attaques permettent de constituer des dépôts clandestins à Doucy, Le Chatelard, Bellevaux… Le maquis des Bauges se structure, ses hommes reçoivent l’instruction sur les armes parachutées et ses chefs prennent compétence sur le secteur de Chambéry. En avril 1944, Georges Héritier est chef de secteur de l’Armée Secrète (AS). En août, il en devient chef de bataillon, participe à la libération de Chambéry, avant d’accéder au poste de ‘Responsable départemental- Chef de Bataillon FFI’. Le 21 août 1944, il adresse au SS ‘l’ultimatum des Charmettes’ les menaçant de sombres représailles si les massacres de prisonniers encore détenus ne cessent pas. Georges poursuivra ensuite l’occupant en Maurienne avant de prendre le commandement du 13ème BCA qui vient d’être recréé (9 décembre 1944). ‘Ses chasseurs’ le commandant Héritier les mènera à la victoire en mars-avril 1945, sur les crêtes du Roc Noir dominant le col du petit Saint Bernard. Avec la période d’occupation en Autriche, plusieurs affectations à l’Ecole de Guerre et au cabinet du Ministre des Armées, Georges Héritier monte en grade. Il est colonel lorsqu’il rejoint l’Algérie pour son premier séjour (56-58) et général de Brigade pour le second (60-61). En 1963, il fait valoir ses droits à la retraite et pendant une quinzaine d’années s’occupe d’une revue de cours par correspondance pour militaires. Vivant actuellement à Paris, ‘toujours bon œil et bon œil’ comme au temps de sa présence en Savoie, le néo-centenaire profite désormais avec une joie et un plaisir non dissimulés de la tendre affection de ses petits enfants et ses arrières petits enfants.

Guy JACQUEMARD

Ses Décorations

Commandeur de la Légion d’Honneur

Croix de Guerre 39-45 avec palme et deux citations

Croix de la Valeur Militaire avec palmes

Médaille de la Résistance Française

Croix du Combattant volontaire 39/45

Croix du Combattant volontaire de la Résistance Officier d’académie (Palmes)…