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Sans pain, sans fricot, au treizième
on n'boit que de l'eau !!

 
 
 
 

FORCE, COURAGE ET RANGS SERRES

 

Notre Bataillon s’est trouvé malgré lui ces derniers temps au cœur d’une  tempête médiatique dont les origines sont à rechercher dans un «regrettable incident terrain» s’étant déroulé au mois de mai dernier pendant son séjour en Côte d’Ivoire. Une malheureuse affaire en soi relatée dans la presse, qui a conduit la Ministre de la Défense, au titre de «mesures conservatoires» à suspendre le général Poncet,  le général de Malaussene, le colonel Burgaud et trois cavaliers du 4ème Régiment de Chasseurs de Gap. A ce jour, les deux généraux se sont vus retirer leur commandement, infliger un blâme et muter pour l’un à Paris (général Poncet) et pour le second à Lyon (général de Malaussene). Pour les autres personnels, d’éventuelles sanctions militaires sont en attente d’une décision d’un conseil d’enquête (à priori mi-décembre) et ce sans préjuger des poursuites pénales qui pourraient être engagées contre eux.

Pour la majorité des personnels, notamment ceux ayant participé à l’opération Licorne, la pilule est dure à avaler. Alors dans le but de faire un «point de sit» et de couper court à toutes les rumeurs et les informations plus ou moins exactes qui circulent, le lieutenant-colonel Marcel Abbonen, commandant par suppléance le 13, a réuni en amphithéâtre les cadres, des représentants des chasseurs et les personnels civils du Bataillon. Une réunion à laquelle, il a tenu à associer quelques responsables de l’Amicale du Bataillon.

Pendant son allocution, il est revenu sur un incident certes regrettable, que l’on ne peut tolérer en tant que tel (les circonstances exactes restent encore à définir) mais qu’il  a tenu à replacer dans le contexte général d’une mission délicate à remplir et dans celle beaucoup plus tendue (pour ne pas dire pourrie) de l’endroit où  l’intervention s’est déroulée. Il a ensuite brièvement commenté les décisions prises à ce jour et celles pouvant découler des conclusions du conseil d’enquête.

Mais c’est aux forces vives d’un Bataillon confronté à une épreuve dure à surmonter qu’il a voulu adresser un message. Celui de sa capacité à réagir, à l’instar de celle des montagnards pris dans la tempête. «Nous avons une blessure à cicatriser et ce n’est qu’avec force, courage et en serrant les rangs que nous y parviendrons. Plus que jamais, je vous demande de continuer avec détermination et dans la sérénité les missions qui sont les nôtres, d’être exemplaire dans l’adversité  et en chassant la misère de croire en soi»

 

Le Président